Alors que ses débuts avaient suscité un réel engouement, l’usine JAC Algérie et son partenaire Emin Auto se retrouve aujourd’hui confrontée à une réalité bien moins flatteuse : celle des retards de livraison. Et conformément au cadre réglementaire en vigueur en Algérie, le constructeur chinois devra en assumer pleinement les conséquences.
Portée par un lancement en grande pompe et une montée en cadence rapide de ses lignes de production à Tamazoura, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la marque chinoise, spécialisée dans les utilitaires et camions légers, semblait partie sur de solides bases. Pourtant, dans les faits, de nombreux clients ayant réglé la totalité du montant de leur véhicule ont été confrontés à des délais de livraison largement dépassés.
Dans ce cas de figure, la législation algérienne est claire : le délai maximal est fixé à 45 jours à compter de la commande avec acompte, et à seulement 7 jours lorsque le paiement est intégral. Passé ce cap, le concessionnaire est tenu de rembourser le client. C’est dans ce cadre que JAC Motors a procédé à des restitutions de fonds, une information confirmée par le média Toutes Options, dirigé par le journaliste reconnu Nabil Meghiref.

JAC Algérie : un remboursement en demi-teinte !
Si ce remboursement peut apparaître comme un premier pas vers la conformité, il reste toutefois incomplet au regard des textes en vigueur. En effet, la réglementation prévoit également une indemnisation équivalente à 10 % du montant de la transaction, en compensation du préjudice subi par le client — qu’il s’agisse de l’immobilisation des fonds ou d’un engagement commercial non honoré.
Autrement dit, si les clients ont pu récupérer leur mise initiale, la question de leurs droits reste entière. Entre respect partiel de la loi et attentes légitimes des consommateurs, le dossier JAC Algérie pourrait bien ne pas en rester là.
LIRE AUSSI : Zakat 2026 : votre voiture est-elle concernée ? (réponse claire)




