Le tristement célèbre bloc moteur de PSA, largement déployé au sein de Stellantis après la fusion avec FCA, le sacro-saint 1.2 PureTech, est désormais condamné. Une page se tourne dans la galaxie Stellantis : le roi français abdique, place désormais à un souverain italien.
Comme promis et attendu, Stellantis prend progressivement ses distances avec son passif hérité de l’ère Carlos Tavares, en rompant avec l’un des éléments qui a le plus nui à sa réputation ces dernières années : le moteur 1.2 PureTech. Et puisque le nouveau patron de la galaxie Stellantis, Antonio Filosa, est italien, c’est désormais un moteur venu de la Botte qui devrait être largement déployé sous les futures citadines et compactes du portefeuille du constructeur franco-italo-américain.
Stellantis tourne la page du PureTech : Fiat prend le pouvoir sous le capot des futures Peugeot et Citroën
En effet, le 1.2 PureTech — celui qui a valu nuits blanches, des journées dans fin et de longues batailles judiciaires à de nombreux propriétaires — est bel et bien condamné à moyen terme. Même si sa dernière évolution, baptisée EB2 Gen3 et récemment renommée “Turbo” pour des raisons d’image, se veut nettement plus fiable que les premières générations, Stellantis ne compterait plus sur lui pour ses futurs développements européens.
Ainsi, la relève sera donc assurée par un moteur italien déjà bien connu au sein du groupe : le bloc Firefly, également appelé GSE Turbo chez Fiat.
Considéré comme plus robuste et plus simple à adapter aux futures normes environnementales, le futur moteur, qui serait de quatre et non pas de trois cylindres, équipera progressivement une large partie des futurs modèles Stellantis, y compris chez Peugeot, Citroën, mais aussi Opel, Jeep ou encore Alfa Romeo.
Le moteur PureTech bientôt enterré : Stellantis confie son avenir à des moteurs italiens
Dans sa volonté de prendre un virage ô combien stratégique pour son avenir, Stellantis profite de l’arrivée prochaine de la norme Euro 7 pour revoir en profondeur ses motorisations thermiques. Une opportunité que le groupe semble prêt à saisir pour tourner définitivement la page du PureTech. Pour rappel, à partir du 29 novembre 2026, toutes les nouvelles voitures homologuées en Europe devront répondre à cette réglementation plus stricte, avant une généralisation complète à l’ensemble des véhicules neufs dès 2027. Dans ce contexte, Stellantis paraît avoir fait un choix clair : miser davantage sur les mécaniques italiennes pour ses modèles de petite et moyenne cylindrée.
Pour autant, cette transition ne se fera pas du jour au lendemain. Les modèles actuellement commercialisés continueront d’embarquer le moteur 1.2 PureTech pendant encore plusieurs années, notamment sur les véhicules récemment lancés et déjà homologués. Mais au fil des restylages, renouvellements de gamme et nouvelles générations, les moteurs signés Fiat devraient progressivement s’imposer comme la nouvelle référence thermique du groupe. La fin d’une ère !




