Longtemps présenté comme le moteur essence incontournable de la galaxie Stellantis, le bloc 1.2 PureTech vit désormais ses derniers mois en Europe. Fragilisé par une réputation ternie par les problèmes de fiabilité des premières générations, puis progressivement écarté de la stratégie industrielle du groupe, ce moteur français est désormais condamné à disparaître des futures citadines et compactes du constructeur.
En effet, avec l’arrivée des normes Euro 7 et le changement de direction opéré depuis le départ de Carlos Tavares, Stellantis prépare une profonde réorganisation de ses motorisations thermiques. Le groupe va progressivement remplacer le 1.2 PureTech par les moteurs Firefly/GSE Turbo développés par Fiat, jugés plus adaptés aux futures exigences environnementales et plus faciles à électrifier.
Mais contrairement à ce que beaucoup imaginent, le PureTech ne disparaîtra pas totalement.
Stellantis : le PureTech sauvé par l’hybride
Si la fin du 1.2 est désormais actée, une seule déclinaison de la famille PureTech devrait tout de même survivre : le moteur 1.6 litre. Selon plusieurs sources proches du groupe, contrairement au petit trois cylindres 1.2, ce bloc conserverait une place importante dans la stratégie de Stellantis, notamment sur les modèles hybrides rechargeables.
Déjà utilisé sur plusieurs véhicules de Peugeot, DS Automobiles ou encore Opel, ce moteur est considéré comme mieux adapté aux groupes motopropulseurs électrifiés de forte puissance. Il devrait également poursuivre sa carrière sur certains marchés internationaux, notamment en Amérique du Nord, selon ItalPassion.
PureTech : pourquoi Stellantis conserve cet unique bloc
Dans la continuité des choix stratégiques opérés par Stellantis autour de la fin progressive du 1.2 PureTech et du recentrage vers les motorisations hybrides, la hiérarchie des moteurs au sein du groupe s’est nettement redessinée.
Contrairement au petit bloc trois cylindres, principalement dédié aux citadines thermiques et aux hybrides légères, le 1.6 litre occupe une place bien différente dans l’architecture technique du constructeur.
Ce moteur devrait ainsi jouer un rôle central dans les motorisations hybrides rechargeables (PHEV), un segment que Stellantis ne compte pas abandonner à court terme, malgré l’accélération de sa transition vers l’électrification. À ce titre, on peut presque considérer que la logique initiale du PureTech trouve ici une forme d’aboutissement plus cohérente et plus durable.
Le groupe a d’ailleurs récemment confirmé le développement de nouvelles variantes électrifiées autour de ce 1.6 litre, signe qu’il reste pleinement intégré aux futurs programmes industriels.
Une page se tourne donc progressivement pour le PureTech. Et à terme, seul ce 1.6 litre devrait encore subsister sous cette appellation au sein du vaste portefeuille moteur du groupe.
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