C’est l’un des plus grands scandales ayant frappé le secteur automobile ces dernières années à l’échelle mondiale. En Algérie, l’une des principales marques touchées vient de renouveler son rappel.
En effet, les airbags défectueux de l’équipementier japonais Takata continuent de faire parler d’eux. Équipant une grande partie des marques automobiles, ces airbags omniprésents du géant japonais ont bouleversé l’industrie automobile et provoqué des campagnes de rappel massives à travers le monde. En Algérie, Toyota Algérie
, qui avait déjà lancé un rappel auprès des automobilistes, vient de renouveler son appel à la vigilance. Via une communication publiée sur ses réseaux sociaux, la marque nippone alerte à nouveau ses clients et remet à jour la liste des véhicules concernés.
Pour rappel, le passage à l’atelier pour les propriétaires des modèles touchés est fortement recommandé en raison de la dangerosité potentielle de ces airbags. La marque précise également que l’intervention est entièrement gratuite.
Toyota Algérie : les modèles concernés par le rappel des airbags
Comme indiqué par Toyota Algérie, les véhicules concernés sont :
- Yaris première génération (2003-2005)
- Yaris seconde génération (2006-2011)
- Yaris seconde génération Phase I (2012-2015)
- Yaris seconde génération Phase II (2015-2017)
- Yaris Sedan (2008-2011)
- Corolla (2003-2006)
- Corolla (2007-2014)
- Auris (2008-2012)
- Fortuner (2015)
- Hilux (2005-2014)
Airbags Takata : comprendre l’affaire du scandale mondial
Le Takata airbag scandal est considéré comme l’un des plus grands rappels industriels de l’histoire automobile. L’entreprise japonaise Takata fabriquait des airbags équipés d’un propulseur chimique au nitrate d’ammonium. Avec le temps, notamment dans les régions chaudes et humides, ce composant pouvait devenir instable. Au lieu de simplement se gonfler lors d’un accident, l’airbag risquait alors d’exploser violemment et de projeter des fragments métalliques dans l’habitacle, transformant un dispositif de sécurité en véritable danger mortel.
Le problème a touché plus de 30 constructeurs automobiles, parmi lesquels Citroën, Peugeot, Toyota ou encore BMW. Au total, près de 100 millions d’airbags ont été rappelés dans le monde. Aux États-Unis seulement, les autorités attribuent au moins 27 décès et plus de 400 blessés à ces défaillances.
Les enquêtes ont également révélé que Takata connaissait certains risques depuis des années et que plusieurs tests auraient été minimisés ou manipulés, aggravant encore davantage le scandale. Le coût global des rappels s’est élevé à plusieurs dizaines de milliards de dollars, poussant finalement l’entreprise japonaise à faire faillite en 2017. Malgré cela, des millions de véhicules équipés d’airbags Takata circulent encore aujourd’hui sans avoir été réparés.
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